à propos


moiPassionné de photos depuis plusieurs années, j’aime saisir tous les instants d’une vie, la vôtre pourquoi pas?… Une photo doit survivre au sujet… elle doit parler de vous aux générations futures. Qui était-ce?, qui sont ceux qui l’entourent? Bien sûr il y a les photographies prises durant les cérémonies mais elles ne sont pas naturelles comme celles que je prendrai quand vous aurez oublié ma présence.
Saisir l’instant et l’immortaliser, afin de le revoir un jour, en feuilletant un album.

photo : Petra Bernardi-Stevcikova

 

 

 

 

 

 

« Ma formation »

Rosalba S. – Huile sur toile – 41 × 33

Je n’arrive que très tard à la photo, car à la base je suis dessinateur et peintre. Plus précisément peintre figuratif, élève de Jean-Marc Idir qui m’apprend la peinture par le portrait sur modèle vivant en une séance. « Il ne faut poser le pinceau qu’une fois que l’on a compris ce qu’il faut peindre ». Règle de base : jamais d’après photo. La peinture est une alchimie,  entre ce que l’on perçoit et ce que l’on retranscrit.
L’exercice périlleux du portrait en est l’exemple même, surtout en une séance. Il faut gérer simultanément tout ce qui peut faire capoter le travail : la modification de la lumière avec le déroulement de la séance, la composition, les aplombs, préparer tous ses tons en foncé et en clair et ce pour la chair, les vêtements, les cheveux et le fond. Le modèle fatigue, bientôt il s’en ira et le tableau doit être achevé.
De nombreuses fois ça se terminera avec un coup de chiffon et 4 heures perdues. Bien fait, tu n’avais qu’à faire attention. Une grosse erreur est irrattrapable.

 

 

 

 « J’abandonne la peinture »

Dans le bateau

Je touche de moins en moins aux pinceaux et entre temps, l’atelier d’Ajaccio ferme puis, quelque temps après, la Galerie Bassoul. J’ai tout juste le temps de peindre le coin de Monsieur Bassoul, situé au fond du magasin, avant que la galerie ne soit vendue et transformée en pharmacie. Mais comme toutes mes passions, elle s’est vaporisée du jour au lendemain, je n’y peux rien, la peinture ne m’intéresse plus, je dois passer à autre chose.

J’ai toujours fait un peu de photo et de vidéo mais sans m’y intéresser particulièrement. Avec mon bridge je commence à faire des choses qui me plaisent. Je poste sur les forums pour demander des conseils et je reçois de temps en temps des encouragements de pros. En feuilletant 500px , je tombe par hasard sur des photos de Thomas Leuthard , « photographe de rue » : plus aucun doute, c’est ça que je veux faire. Je me fiche des paysages, vous n’avez qu’à aller les voir vous-mêmes, comme en peinture, les paysages m’ennuient. Je veux photographier des gens, ceux qui passent dans la rue et que l’on ne verra qu’une fois, c’est passionnant.
J’achète mon 1er reflex, avec pour unique règle : le minimum de matériel, on sait jamais, si cette nouvelle « passion » me quitte rapidement, inutile d’investir. Je choisis le D90 Nikon et un 50mm 1,8 et je dois me débrouiller pour tout faire avec. Pas évident du tout, ceux qui y ont déjà mis l’œil dedans savent de quoi je parle, c’est étroit un 50mm!, c’est à peu près ce que voient nos yeux. Mais je suis persuadé que c’est la formation la meilleure. Durant quelques mois, j’arpente les rues d’Ajaccio en quête d’inspiration et je prends quelques milliers de photos et parmi celles-ci plusieurs shoot intéressants. Je m’équipe ensuite d’un 24mm pour les photos de groupes. De cliché en cliché, j’essaye de me perfectionner en couvrant les mariages d’amis, les anniversaires, les soirées et les concerts. Je me familiarise avec les lumières difficiles et les logiciels de post traitement. Puis viennent les premières commandes et je décide donc de m’y coller. C’est parti!

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